{"id":439,"date":"2020-09-08T21:54:40","date_gmt":"2020-09-08T21:54:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.danielmendelsohn.com\/francaise\/?page_id=439"},"modified":"2020-09-11T14:30:08","modified_gmt":"2020-09-11T14:30:08","slug":"une-odyssee-extrait","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.danielmendelsohn.com\/francaise\/extraits\/une-odyssee-extrait","title":{"rendered":"Une Odyss\u00e9e: extrait"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.danielmendelsohn.com\/spacer.png\" width=\"350\" height=\"25\" style=\"margin: 0px;\"\/><\/p>\n<table width=\"835\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"113\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"609\" valign=\"top\">\n<div class=\"box\">\n<p class=\"title\" style=\"text-align:center\">d&#8217;une <em>ODYSS\u00c9E<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.danielmendelsohn.com\/spacer.png\" width=\"350\" height=\"10\" style=\"margin: 0px;\"\/><\/p>\n<p><span class=\"firstcharacter\">P<\/span>ar un soir de janvier, il y a quelques ann\u00e9es, juste avant le d\u00e9but du semestre de printemps et de mon s\u00e9minaire de Licence 1 sur l\u2019Odyss\u00e9e, mon p\u00e8re, chercheur scientifique \u00e0 la retraite alors \u00e2g\u00e9 de quatre-vingt-un ans, m\u2019a demand\u00e9, pour des raisons que je pensais comprendre \u00e0 l\u2019\u00e9poque, s\u2019il pourrait assister \u00e0 mon cours, et j\u2019ai dit oui. Ainsi, pendant les seize semaines qui suivirent, il fit une fois par semaine le long trajet entre le pavillon de la banlieue de Long Island dans lequel j\u2019ai grandi, une modeste maison \u00e0 un \u00e9tage o\u00f9 il vivait encore avec ma m\u00e8re, et le campus en bordure de fleuve de la petite universit\u00e9 o\u00f9 j\u2019enseigne, qui s&#8217;appelle Bard College. Chaque vendredi matin \u00e0 dix heures et demie, il prenait place parmi les \u00e9tudiants de premi\u00e8re ann\u00e9e, des gamins de dix-sept ou dix-huit ans qui n\u2019avaient pas le quart de son \u00e2ge, et participait aux discussions sur ce vieux po\u00e8me, une \u00e9pop\u00e9e o\u00f9 il est question de longs voyages et de longs mariages et de ce que peut signifier le mal du pays.<\/p>\n<p>Le trimestre commen\u00e7ait en plein hiver, et quand mon p\u00e8re n\u2019essayait pas de me convaincre que le h\u00e9ros du po\u00e8me, Ulysse, n\u2019avait rien d\u2019un \u00ab vrai \u00bb h\u00e9ros (parce que, disait-il, c\u2019est un menteur et il a tromp\u00e9 sa femme !), il s\u2019inqui\u00e9tait surtout des conditions m\u00e9t\u00e9orologiques : la neige sur le pare-brise, les averses de gr\u00e9sil sur la route, les trottoirs verglac\u00e9s. Il avait peur de <em>tomber<\/em>, disait-il, \u00e9tirant des voyelles tra\u00eenantes gard\u00e9es de son enfance dans le Bronx. Parce qu\u2019il craignait de glisser, nous avancions \u00e0 pas pr\u00e9cautionneux sur les \u00e9troites all\u00e9es d\u2019asphalte qui menaient au b\u00e2timent o\u00f9 avait lieu le cours, un cube de briques \u00e0 l\u2019insignifiance \u00e9tudi\u00e9e d\u2019un h\u00f4tel Marriott, ou en remontant le petit sentier vers la maison \u00e0 haut pignon en lisi\u00e8re du campus qui, quelques jours par semaine, me tenait lieu de domicile. Pour ne pas avoir \u00e0 faire deux fois dans la journ\u00e9e les trois heures de route, il restait souvent dormir dans cette maison, dans la chambre d\u2019amis reconvertie en bureau, et  il s\u2019allongeait alors sur un \u00e9troit divan qui \u00e9tait mon lit d\u2019enfant \u2013 un lit bas en bois, qu\u2019il m\u2019avait construit de ses propres mains quand j\u2019ai \u00e9t\u00e9 assez grand pour quitter mon berceau. Il y avait une chose que seuls mon p\u00e8re et moi savions \u00e0 propos de ce lit : il \u00e9tait fabriqu\u00e9 \u00e0 partir d\u2019une porte, une porte bon march\u00e9 \u00e0 \u00e2me creuse, \u00e0 laquelle il avait fix\u00e9 quatre gros pieds de bois avec des \u00e9querres m\u00e9talliques, toujours aussi solidement boulonn\u00e9es aujourd\u2019hui que le jour o\u00f9, voil\u00e0 cinquante ans, il assembla l\u2019acier au bois. C\u2019\u00e9tait donc sur ce lit, avec son petit secret amusant, insoup\u00e7onnable \u00e0 moins de soulever le matelas pour voir la porte \u00e0 panneaux en dessous, que mon p\u00e8re dormit chaque semaine pendant ce semestre de printemps o\u00f9 j\u2019enseignais le s\u00e9minaire sur l\u2019Odyss\u00e9e, juste avant qu\u2019il ne tombe malade et que, avec mes fr\u00e8res et s\u0153urs, nous ne commencions \u00e0 veiller sur lui comme sur un fils, le regardant, inquiets, dormir d\u2019un sommeil agit\u00e9 dans d\u2019\u00e9normes engins savamment m\u00e9canis\u00e9s qui ne ressemblaient ni de pr\u00e8s ni de loin \u00e0 des lits et bourdonnaient bruyamment en s\u2019abaissant et se relevant comme des grues. Mais tout cela, ce serait plus tard.<\/p>\n<p>Mon p\u00e8re s\u2019amusait de me voir partager mon emploi du temps entre autant de lieux diff\u00e9rents : cette maison du campus champ\u00eatre o\u00f9 j\u2019habitais quelques jours par semaine quand j\u2019avais des cours \u00e0 assurer ; la vieille demeure douillette du New Jersey o\u00f9 je rejoignais mes gar\u00e7ons et leur m\u00e8re pour de longs week-ends ; et mon appartement de New York qui, \u00e0 mesure que le temps passait et que mes horizons s\u2019\u00e9largissaient, d\u2019abord pour accueillir une famille, puis pour enseigner, n\u2019\u00e9tait plus qu\u2019une halte entre deux trajets en train. Tu es toujours en vadrouille, me disait parfois mon p\u00e8re \u00e0 la fin d\u2019une conversation t\u00e9l\u00e9phonique, et \u00e0 l\u2019entendre appuyer sur le mot \u00ab vadrouille \u00bb, je l\u2019imaginais secouer la t\u00eate et esquisser une petite moue r\u00e9probatrice. Car lui avait v\u00e9cu pratiquement toute sa vie dans une seule maison : celle o\u00f9 il avait emm\u00e9nag\u00e9 un mois avant ma naissance et qu\u2019il quitta pour ne plus jamais y revenir en janvier 2012, un an jour pour jour apr\u00e8s avoir assist\u00e9 \u00e0 la premi\u00e8re s\u00e9ance de mon s\u00e9minaire sur l\u2019Odyss\u00e9e.<\/p>\n<p>J\u2019avais donn\u00e9 ce s\u00e9minaire de la fin janvier \u00e0 d\u00e9but mai. Une semaine environ apr\u00e8s la fin du semestre, j\u2019\u00e9tais au t\u00e9l\u00e9phone avec mon amie Froma, une classiciste qui avait \u00e9t\u00e9 mon mentor \u00e0 l\u2019universit\u00e9 et que j\u2019avais r\u00e9guli\u00e8rement tenue au courant des progr\u00e8s de papa tout au long du cours sur l\u2019Odyss\u00e9e ; et \u00e0 un moment donn\u00e9 de notre conversation, elle me raconta qu\u2019elle avait fait quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t une croisi\u00e8re th\u00e9matique en M\u00e9diterran\u00e9e, \u00ab Sur les traces d\u2019Ulysse \u00bb. Tu devrais absolument y aller ! s\u2019exclama-t-elle. Apr\u00e8s ce semestre \u00e0 enseigner l\u2019Odyss\u00e9e \u00e0 ton p\u00e8re, tu ne peux pas rater \u00e7a ! L\u2019id\u00e9e ne faisait pas l\u2019unanimit\u00e9 : quand j\u2019ai envoy\u00e9 un e-mail \u00e0 une amie voyagiste, Yelena, une Ukrainienne blonde et p\u00e9tillante, pour lui demander son avis, sa r\u00e9ponse a fus\u00e9 dans la minute : \u00c9VITE A TOUT PRIX LES CROISIERES THEMATIQUES! Mais Froma avait autrefois \u00e9t\u00e9 mon professeur et, depuis tout ce temps, j\u2019avais gard\u00e9 l\u2019habitude de lui ob\u00e9ir. Le lendemain matin, j\u2019appelai mon p\u00e8re pour lui parler de notre conversation. Il poussa un petit grognement \u00e9vasif et dit, Voyons toujours.<\/p>\n<p>Sans l\u00e2cher le t\u00e9l\u00e9phone, nous sommes all\u00e9s jeter un \u0153il sur le site Internet de la compagnie maritime. Affal\u00e9 dans le canap\u00e9 de mon appartement de New York, un peu \u00e9puis\u00e9 par une nouvelle semaine de trajets sur la ligne ferroviaire du Corridor nord-est, les yeux riv\u00e9s sur mon \u00e9cran ordinateur, je l\u2019imaginais dans son bureau encombr\u00e9 am\u00e9nag\u00e9 dans la chambre que je partageais autrefois avec mon fr\u00e8re a\u00een\u00e9, Andrew, o\u00f9 les petits lits qu\u2019il avait construits et la table de travail en ch\u00eane brut avaient depuis longtemps fait place \u00e0 des bureaux en panneaux de particules de chez Staples, dont les plateaux noirs et brillants d\u00e9j\u00e0 gauchis sous le poids du mat\u00e9riel informatique, ordinateurs, \u00e9crans, imprimantes et scanners, entortillements de c\u00e2bles, guirlandes de cordons et voyants clignotants donnaient \u00e0 la pi\u00e8ce des allures de chambre d\u2019h\u00f4pital. La croisi\u00e8re, lisions-nous, suivrait le parcours tortueux du h\u00e9ros mythique qui, dix ans durant, fit son difficile retour de la guerre de Troie, affrontant monstres et naufrages. Elle partirait de Troie, situ\u00e9e dans l\u2019actuelle Turquie, et s\u2019ach\u00e8verait \u00e0 Ithaki, petite \u00eele de la mer Ionienne qui se veut \u00eatre Ithaque, la patrie d\u2019Ulysse. \u00ab Sur les traces d\u2019Ulysse \u00bb \u00e9tait une croisi\u00e8re \u00ab culturelle \u00bb, et mon p\u00e8re, qui par ailleurs m\u00e9prisait tout ce qu\u2019il consid\u00e9rait comme un luxe inutile \u2013 les croisi\u00e8res, le tourisme et les vacances \u2013 tenait la culture et l\u2019instruction en haute estime. Ainsi, quelques semaines plus tard, en juin, encore fra\u00eechement impr\u00e9gn\u00e9s de notre immersion dans le texte de l\u2019\u00e9pop\u00e9e hom\u00e9rique, nous avons embarqu\u00e9 pour cette croisi\u00e8re de dix jours, un jour pour chaque ann\u00e9e du long p\u00e9riple qui ramena Ulysse chez lui. <\/p>\n<p>Pendant notre voyage, nous avons vu pratiquement tout ce que nous esp\u00e9rions voir, les \u00e9tranges paysages modernes et les vestiges des diverses civilisations qui les avaient occup\u00e9s. Nous avons vu Troie qui, de loin, ne ressemblait gu\u00e8re qu\u2019\u00e0 un ch\u00e2teau de sable d\u00e9truit d\u2019un coup de pied par un enfant malicieux, sa l\u00e9gendaire colline dont il ne reste aujourd\u2019hui qu\u2019un amas confus de colonnes et d\u2019\u00e9normes blocs de pierre lourdement camp\u00e9s face \u00e0 la mer. Nous avons vu les m\u00e9galithes n\u00e9olithiques de Gozo, dans l\u2019archipel maltais, o\u00f9 se trouve aussi une grotte dont on dit qu\u2019elle aurait \u00e9t\u00e9 la demeure de Calypso, la s\u00e9duisante nymphe qui retint Ulysse sur son \u00eele pendant sept des dix ann\u00e9es de ses p\u00e9r\u00e9grinations, l\u2019ardente immortelle qui lui offrit l\u2019immortalit\u00e9 \u00e0 la condition que pour elle il renon\u00e7\u00e2t \u00e0 sa femme, mais il refusa. Nous avons vu l\u2019\u00e9l\u00e9gance s\u00e9v\u00e8re des colonnes d\u2019un temple dorique que, pour des raisons impossibles \u00e0 conna\u00eetre, des Grecs de l\u2019\u00e9poque classique laiss\u00e8rent inachev\u00e9 \u00e0 S\u00e9geste, en Sicile, cette grande \u00eele o\u00f9, alors qu\u2019ils se rapprochaient de leur destination finale, les marins d\u2019Ulysse se nourrirent de la viande interdite des troupeaux du dieu Soleil, Hyp\u00e9rion, sacril\u00e8ge qu\u2019ils pay\u00e8rent de leur vie. Nous avons visit\u00e9 le site aust\u00e8re de la c\u00f4te de Campanie, pr\u00e8s de Naples, que les Anciens croyaient \u00eatre les bouches de l\u2019Had\u00e8s, le royaume des morts \u2013 autre \u00e9tape inattendue du voyage de retour d\u2019Ulysse, mais peut-\u00eatre pas aussi inattendue que cela, puisque, un jour ou l\u2019autre, chacun doit r\u00e9gler ses comptes avec les morts avant de reprendre le cours de sa vie. Nous avons vu les imposants forts v\u00e9nitiens, plant\u00e9s sur les prairies arides du P\u00e9loponn\u00e8se, tels des grenouilles accroupies sur une lande apr\u00e8s l\u2019incendie, pr\u00e8s de Pylos, ville de la Gr\u00e8ce m\u00e9ridionale o\u00f9, selon Hom\u00e8re, un vieux roi sympathique mais quelque peu prolixe du nom de Nestor aurait r\u00e9gn\u00e9 et jadis accueilli le jeune fils d\u2019Ulysse, venu lui demander des nouvelles de son p\u00e8re disparu depuis si longtemps : c\u2019est d\u2019ailleurs ainsi que d\u00e9bute l\u2019Odyss\u00e9e \u2013 un fils parti \u00e0 la recherche d\u2019un parent absent. Et bien s\u00fbr, nous avons vu la mer, aussi, sous ses innombrables visages, lisse comme le verre et rugueuse comme la pierre, tant\u00f4t d\u2019une clart\u00e9 nonchalante, tant\u00f4t r\u00e9solument insondable, parfois d\u2019un bleu p\u00e2le si transparent que l\u2019on distinguait sur le fond les oursins, aussi h\u00e9riss\u00e9s et charg\u00e9s que les mines marines h\u00e9rit\u00e9es de quelque guerre dont les causes comme les combattants ont sombr\u00e9 dans l\u2019oubli, et parfois de ce violet imp\u00e9n\u00e9trable qui est la couleur du vin que nous appelons rouge mais que les Grecs disent noir. <\/p>\n<p>Nous avons vu toutes ces choses lors de nos excursions, tous ces lieux, et nous en avons appris beaucoup sur les peuples qui y avaient v\u00e9cu. Mon p\u00e8re, auquel une m\u00e9fiance grincheuse \u00e0 l\u2019\u00e9gard des dangers propres \u00e0 tout d\u00e9placement avait inspir\u00e9 de savoureuses maximes que ses cinq enfants se plaisaient \u00e0 railler (Un parking est l\u2019endroit le plus dangereux qui soit : les gens y conduisent comme des fous !), avait manifestement pris plaisir \u00e0 jouer les touristes en M\u00e9diterran\u00e9e. Mais en fin de compte, une s\u00e9rie de contretemps ind\u00e9pendants de la volont\u00e9 du capitaine et de son \u00e9quipage, et sur lesquels je reviendrai bient\u00f4t, nous a emp\u00each\u00e9s de boucler la derni\u00e8re \u00e9tape de notre itin\u00e9raire. Nous n\u2019avons donc jamais vu Ithaque, le lieu qu\u2019Ulysse ne retrouva qu\u2019\u00e0 si grand-peine ; jamais atteint la destination sans doute la plus c\u00e9l\u00e8bre de la litt\u00e9rature. Cela \u00e9tant, dans la mesure o\u00f9 l\u2019Odyss\u00e9e elle-m\u00eame foisonne de soudaines p\u00e9rip\u00e9ties et de d\u00e9tours surprenants, exerce son h\u00e9ros \u00e0 la d\u00e9ception, apprend \u00e0 son public \u00e0 attendre l\u2019inattendu, le fait que nous ne soyons jamais arriv\u00e9s \u00e0 Ithaque fut peut-\u00eatre l\u2019aspect le plus odyss\u00e9en de notre croisi\u00e8re culturelle .<\/p>\n<p><em>Attendre l\u2019inattendu<\/em>. \u00c0 la fin de l\u2019automne de cette ann\u00e9e-l\u00e0, quelques mois apr\u00e8s que mon p\u00e8re et moi f\u00fbmes rentr\u00e9s de notre voyage \u2013 que nous pouvions encore consid\u00e9rer comme inachev\u00e9, comme une entreprise en cours, disais-je souvent \u00e0 papa en plaisantant \u2013, mon p\u00e8re est tomb\u00e9 .<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/td>\n<td width=\"113\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.danielmendelsohn.com\/spacer.png\" width=\"350\" height=\"25\" style=\"margin: 0px;\"\/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; d&#8217;une ODYSS\u00c9E Par un soir de janvier, il y a quelques ann\u00e9es, juste avant le d\u00e9but du semestre de printemps et de mon s\u00e9minaire de Licence 1 sur l\u2019Odyss\u00e9e, mon p\u00e8re, chercheur scientifique \u00e0 la retraite alors \u00e2g\u00e9 de quatre-vingt-un ans, m\u2019a demand\u00e9, pour des raisons que je pensais comprendre \u00e0 l\u2019\u00e9poque, s\u2019il pourrait [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":57,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"onecolumn-page.php","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-439","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.danielmendelsohn.com\/francaise\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/439","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.danielmendelsohn.com\/francaise\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.danielmendelsohn.com\/francaise\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.danielmendelsohn.com\/francaise\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.danielmendelsohn.com\/francaise\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=439"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.danielmendelsohn.com\/francaise\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/439\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":470,"href":"https:\/\/www.danielmendelsohn.com\/francaise\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/439\/revisions\/470"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.danielmendelsohn.com\/francaise\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/57"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.danielmendelsohn.com\/francaise\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=439"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}